Les chocs climatiques, les difficultés d’accès aux facteurs de production et la crise sécuritaire avec son corollaire de déplacement forcé et précipité, de perte ou d’abandon d’animaux et d’accès limité à la terre, ont accru la vulnérabilité des ménages agrosylvopastoraux et des PDI (des régions du Nord et de la Boucle du Mouhoun).

Pour inverser cette tendance, des actions de relèvement précoce et de solutions adaptées pour garantir leur pérennité s’imposent. Parmi les multiples actions développées par le projet RESICOM, figure la promotion de l’embouche ovine à travers la formation professionnelle des jeunes et des ménages très pauvres sur les bonnes pratiques ainsi que leur dotation en petits ruminants.

Après une année de renforcement des capacités des jeunes et ménages très pauvres sur la pratique de l’embouche ovine, des bénéficiaires modèles s’illustrent à travers des résultats satisfaisants. Retour sur quelques témoignages.

« Je m’appelle Haoua SAWADOGO, je suis une mère de 06 enfants, âgée de 45 ans habitante du village de Songa (commune de Rambo). Grâce au projet RESICOM, j’ai bénéficié de deux (02) béliers que j’ai engraissés pendant 01 an. A l’occasion de la fête de Tabaski 2023, j’ai pu obtenir la somme de 245.000 FCFA en vendant mes 02 béliers du premier cycle d’embouche ovine (dont un à 125 000 FCFA et l’autre à 120.000 FCFA). Je suis très contente d’avoir atteint ce résultat. Avec cet argent je pourrai acheter 02 jeunes béliers pour commencer mon deuxième cycle d’embouche. Le reste de l’argent me servira pour les besoins quotidiens de la famille. »

A l’issue de son premier cycle d’embouche ovine, Haoua SAWADOGO, a obtenu la somme de 245.000FCFA en vendant ses 02 béliers à l’occasion de la fête de Tabaski

« Je suis Abdoul Wahab OUEDRAOGO, je suis un jeune agriculteur du village de Pouima (département de Gourcy, province du Zondoma). Grâce au projet RESICOM, j’ai participé le 02 mai 2023 à une formation sur les bonnes pratiques d’embouche ovine. A travers cette formation, j’ai su que pour garantir le bien-être des béliers et stimuler leur développement rapide, il faut diversifier leurs aliments (avec l’herbe, le son, les feuilles d’haricot et d’arachide, leur faire boire assez d’eau). Aussi, pour prévenir les maladies, il faut régulièrement vacciner les moutons et garder propre leur enclos. A l’issue de la formation, j’ai bénéficié d’un Kit composé de : 02 béliers, une brouette, un grillage, un seau, un sac de tourteau (50kg) ainsi que de la pierre à lécher. A travers les connaissances acquises et le kit reçu, j’entretiens mieux mes béliers : ils ne tombent pas malades et grandissent bien. » 

Abdoul Wahab OUEDRAOGO entend élargir son cheptel grâce aux connaissances acquises sur les bonnes pratiques d’embouche ovine

« Je m’appelle Azèta OUEDRAOGO, je suis une veuve de 42 ans avec 04 enfants en charge dans le village de Mako (département de Gourcy). J’ai bénéficié de 02 béliers de la part du projet RESICOM. Après 03 mois d’embouche, j’ai déjà vendu un des béliers à 75.000f. Cet argent m’a servi pour à l’achat d’un jeune bélier, l’achat des fournitures de mes 02 enfants scolarisés ainsi que la prise en charge des besoins quotidiens de ma famille. A travers cette première expérience positive, je suis consciente que l’embouche ovine est une activité bénéfique qui contribue à renforcer mes moyens d’existence. Je remercie le projet RESICOM pour son appui, je compte m’appliquer davantage car c’est une activité durable génératrice de revenu qui me permettra d’améliorer les conditions de vie de ma famille. »

Azèta OUEDRAOGO, jeune veuve voit ses moyens d’existence s’améliorer grâce à l’activité d’embouche ovine

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