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Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la cohésion sociale et l’inclusion dans la participation politique, économique, sociale et civile réduisent le risque de comportement antisocial et d’aliénation individuelle qui peuvent conduire à l’extrémisme violent. Elle peut être décrite selon deux dimensions principales :
La dimension verticale représente la confiance entre l’État et la société. Ceci englobe la confiance dans les dirigeants politiques, économiques ou sociaux, les institutions et les processus tels que les élections, l’accès à la justice, la fiscalité, la budgétisation et la fourniture de services publics. La dimension verticale, qui est axée sur l’État, suppose une cohésion entre les citoyens, où les perceptions et les comportements traduisent la loyauté, une large légitimité, la confiance dans les acteurs, les institutions et les processus étatiques nationaux, infranationaux ou locaux. Dans cette dimension verticale, les relations au sein de la société sont profondément influencées par la dynamique politique et, en particulier, par le contrôle de l’État.
La dimension horizontale décrit la confiance, les relations et les interactions entre les personnes dans une société au-delà des divisions telles que l’identité ou d’autres constructions sociales, parmi lesquelles la race ou la classe. La dimension horizontale, qui est centrée sur la société, suppose une cohésion entre les citoyens, qui se traduit dans la façon dont la société civile, les organisations sociales et les institutions (telles que les institutions religieuses) manifestent une confiance et un sentiment d’interdépendance et de destin commun.
Les recherches en sociologie, en économie, en sciences politiques et en psychologie sociale font apparaître que les sociétés cohésives sont plus susceptibles d’avoir de meilleurs résultats en matière de santé individuelle, une plus grande égalité des revenus et des systèmes de soutien et de protection sociale plus étendus. Les sociétés cohésives ont aussi généralement tendance à correspondre à des normes de citoyenneté plus fortes et à connaître des niveaux plus élevés de gouvernance institutionnalisée et réactive et, potentiellement, à soutenir la démocratie et la participation populaire. Il est donc évident que la cohésion sociale est maillon important pour la paix et le développement de la société.
Cependant, depuis 2016 le Burkina Faso est marqué par la recrudescence des conflits, l’insécurité et son corollaire de déplacements forcés de populations. Les fondements sociaux et culturels servant jadis de socle et de repère pour le comportement quotidien et pour la vie en harmonie entre les différents groupes socio-ethniques sont progressivement menacés. Pour pallier cela, Solidar Suisse fait de la cohésion sociale un outil de renforcement des liens socio-ethniques à travers la promotion de la démocratie locale, la participation communautaire, l’interculturalité et la communication non violente. L’objectif à terme, étant le renforcement de la coexistence pacifique et la création d’interactions positives, facteurs d’épanouissement individuel et collectif entre les groupes sociaux hôtes et personnes déplacées internes.
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